La Ligue tenait à réagir à l'assignation faite par plusieurs associations
dont la Ligue des droits de l'homme aux fournisseurs d'accés à internet
d'interdire l'accès de sites racistes et négationistes aux internautes
francais.
Ces associations exploitent en particulier les éléments les plus
liberticides de la LCEN votée l'année dernière qui, bien qu'adoucis,
permettraient de demander à un hébergeur ou à un fournisseur d'accès de
censurer des sites sans qu'aucune décision de justice ne soit préalablement
requise, à charge ensuite au site censuré de se retourner contre ses
'censeurs' et donc de faire preuve de sa bonne foi.
Cette possibilité laisse une porte grande ouverte à l'établissement d'une
justice privée hors de tout contrôle républicain.
La Ligue tient à rappeler que les fournisseurs d'accès à internet sont des
entités privées qui ne sont pas dotées de pouvoirs de police et qu'il serait
dangereux de vouloir leurs donner ces prérogatives qui, de fait, échappent à
tout contrôle démocratique.
Aller dans le sens d'une justice "privée" qui court-circuite les principes
fondamentaux de notre droit selon lesquels la justice est garante de nos
libertés, est une grave erreur que la Ligue n'approuve pas.
Sans remettre en cause la légimité morale de ces associations qui luttent
contre ce fléau mondial qu'est le négationisme et le racisme, nous tenons à
signaler que cette forme d'assignation n'est pas la bonne arme car elle est
inefficace en terme technique et catastrophique en terme médiatique.
De plus elle permettrait de créer un précédent dangereux qui serait
largement utilisé par toutes sortes de lobbies et sur n'importe quelles
questions laissant les internautes francais devant un internet qui se
rétrécira au fur et à mesure que ces attaques arriveraient à terme.
A se tromper d'armes, on finit par se tromper aussi de combat.
Nous rappelons en effet que seuls des pays comme l'Iran, la Birmanie ou la
Chine utilisent ces méthodes pour préserver leurs citoyens des "complaintes
démocratiques" de leurs exilés respectifs.
Une telle mesure ne pénaliserait pas que les auteurs des propos contestés,
mais aussi tous les citoyens, en les empêchant d'accéder à la totalité de
l'internet mondial (nous rappelons qu'il a été démontré que ces mesures
techniquement imparfaites auraient des effets collatéraux importants, en
bloquant plus de sites légaux que de sites illégaux).
Nous demandons donc à ces associations de cesser immédiatement leurs
poursuites contre les fournisseurs d'accès français, et de se concentrer sur
les seuls coupables, à savoir les auteurs des sites concernés et leurs
hébergeurs s'ils en sont complices. Réduire la liberté d'information des
français n'est certainement pas le meilleur moyen de lutte contre le
racisme.
http://www.01net.com/article/268897.htmlhttp://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39210850,00.htmhttp://www.odebi.org/new/theme/accueil.php?a=58&session=&var_page=10 .../...
La Ligue tenait à réagir à l'assignation faite par plusieurs associations
dont la Ligue des droits de l'homme aux fournisseurs d'accés à internet
d'interdire l'accès de sites racistes et négationistes aux internautes
francais.
Ces associations exploitent en particulier les éléments les plus
liberticides de la LCEN votée l'année dernière qui, bien qu'adoucis,
permettraient de demander à un hébergeur ou à un fournisseur d'accès de
censurer des sites sans qu'aucune décision de justice ne soit préalablement
requise, à charge ensuite au site censuré de se retourner contre ses
'censeurs' et donc de faire preuve de sa bonne foi.
Cette possibilité laisse une porte grande ouverte à l'établissement d'une
justice privée hors de tout contrôle républicain.
La Ligue tient à rappeler que les fournisseurs d'accès à internet sont des
entités privées qui ne sont pas dotées de pouvoirs de police et qu'il serait
dangereux de vouloir leurs donner ces prérogatives qui, de fait, échappent à
tout contrôle démocratique.
Aller dans le sens d'une justice "privée" qui court-circuite les principes
fondamentaux de notre droit selon lesquels la justice est garante de nos
libertés, est une grave erreur que la Ligue n'approuve pas.
Sans remettre en cause la légimité morale de ces associations qui luttent
contre ce fléau mondial qu'est le négationisme et le racisme, nous tenons à
signaler que cette forme d'assignation n'est pas la bonne arme car elle est
inefficace en terme technique et catastrophique en terme médiatique.
De plus elle permettrait de créer un précédent dangereux qui serait
largement utilisé par toutes sortes de lobbies et sur n'importe quelles
questions laissant les internautes francais devant un internet qui se
rétrécira au fur et à mesure que ces attaques arriveraient à terme.
A se tromper d'armes, on finit par se tromper aussi de combat.
Nous rappelons en effet que seuls des pays comme l'Iran, la Birmanie ou la
Chine utilisent ces méthodes pour préserver leurs citoyens des "complaintes
démocratiques" de leurs exilés respectifs.
Une telle mesure ne pénaliserait pas que les auteurs des propos contestés,
mais aussi tous les citoyens, en les empêchant d'accéder à la totalité de
l'internet mondial (nous rappelons qu'il a été démontré que ces mesures
techniquement imparfaites auraient des effets collatéraux importants, en
bloquant plus de sites légaux que de sites illégaux).
Nous demandons donc à ces associations de cesser immédiatement leurs
poursuites contre les fournisseurs d'accès français, et de se concentrer sur
les seuls coupables, à savoir les auteurs des sites concernés et leurs
hébergeurs s'ils en sont complices. Réduire la liberté d'information des
français n'est certainement pas le meilleur moyen de lutte contre le
racisme.
http://www.01net.com/article/268897.htmlhttp://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39210850,00.htmhttp://www.odebi.org/new/theme/accueil.php?a=58&session=&var_page=10